Annonce

Collapse
No announcement yet.

Mon journal intellectuel

Collapse
X
  • Filter
  • Heure
  • Show
Clear All
new posts

  • Mon journal intellectuel

    Salut tout le monde. Je viens de passer quelques mois sur le
    forum marocain et je vais le laisser refroidir un peu. En général ils étaient
    sympa, un brin timoré, mais moins fanatiques que les Algériens. Du moins, je
    parle de l'expérience que j'ai déjà eu ici. Une fois même on m'a vidé parce
    que j'avais laissé entendre que les musulmans n'étaient pas cools.

    Je suis toujours le même. J'écris beaucoup sur les foutaises de la science. Je
    me suis remis à mes études de jeunesse sur la spiritualité hindoue, plus
    particulièrement le Mahabharata. Dans ce fil, je tiens à placer mes notes et
    réflexions au sujet de mes lectures. Vous me dîtes, si le coeur vous en dit. La
    haine ne m'intéresse nullement.


    IL y a peut-être 15 ans de cela


    IL y a peut-être 15 ans de cela que je me suis mis vraiment à étudier la pensée
    occidentale. Auparavant, et cela depuis ma sortie de l’adolescence, je suis d’abord
    devenu beatnik, mais avec la malchance de ne pouvoir exhiber autre chose qu’un
    passeport algérien. Plus tard, je réussirai à contourner ce maudit problème. Ce n’est
    qu’à l’âge de 45 ans que je le réglerai définitivement, à ma grande liberté. Je devenais
    enfin un homme honnête et respectable.

    Une fois revenu de l’utopie "Peace & Love" au bout de quelques années, vers l’âge de
    20 ans je me suis plongé dans le yoga et la méditation et lu tout ce qui me tombait
    sous la main sur le sujet. Cette littérature étant de piètre disponibilité en français,
    j’appris l’anglais. À partir d’un livre que je désirais avidement lire et d’un dictionnaire, j’ai
    commencé à traduire mot pour mot jusqu’à ce que je puisse lire tout l’ouvrage en anglais.


    Jusqu’il y a 15 ans, donc, je ne lisais que l’anglais. Mais le plus souvent, un
    vieil anglais, écrit par des religieux hindous, des pandits. Rien à voir avec le
    Time Magazine qui me donnait du fil à retordre. Finalement, je me débrouillais
    bien lorsque j’écrivais cette nouvelle langue. Et puis j’aimais ça, le punch
    que je pouvais retirer de l’écriture.

    Quand je me suis remis au français, et abandonné l’anglais pour me
    concentrer à bien écrire, je me suis forcé à lire beaucoup pour comprendre la
    pensée occidentale. Je suis alors tombé sur Jean-François Revel. Sans le
    savoir, il est devenu mon maître. Il m’a appris à écrire, à lire, à raisonner
    strictement et m’a dirigé dans mes lectures.

    Revel, c’est l’écrivain par excellence. C’était le père de Mathieu Ricard, dont
    vous connaissez peut-être leur best-seller Le moine et le philosophe. C’est
    grâce à sont père que le fils est devenu une personnalité mondiale. Lire
    Revel, c’était enrichissant comme dix salles de cours dans une grande école.
    Un vrai régal. En écrivant ces mots, je pense à son Proust dont j’ai raffolé.

    Il disait de lui-même qu’il était agnostique. C’est la meilleure position qu’il ait
    pu se trouver, elle lui allait comme un gant et a préservé son indépendance
    morale dans un milieu qui vous marginalise si vous ne serrez pas les rangs. Or
    ce n’était pas le cas de Revel. Malgré ses rudes critiques du système
    politique, littéraire ou social, chacun de ses livres devenait immédiatement un
    best-seller. Je vous donne un extrait de lui, une parenthèse sur les Aryens,
    un des sujets sur lequel je travail en ce moment :

    «À cet époque aussi, on voit se constituer la notion de race, et
    l’antisémitisme se transporter sur le terrain racial et politique. Alors surgit
    l’une des plus énormes et des plus durables mystifications scientifiques de
    tous les temps : le mythe aryen. À la suite, notamment, de l’étude du
    sanscrit et de l’unité ainsi découverte des langues indo-européennes,
    plusieurs générations de savants fabriquent de toutes pièces les "Aryens’",
    race asiatique, vaguement indo-persane, fondement de la supériorité,
    paraît-il, des Germains. »

    «À cet époque aussi, on voit se constituer la notion de race, et
    Last edited by Laziz; 10/10/2010, 17h48.
    Je suis gentil avec les gentils...

  • #2
    Max Weber

    C’est à Max Weber que je voulais en venir. Aujourd’hui, je lis de lui Le savant
    et le politique.
    Par exemple, voici ce qu’il écrit : «Mais on peut observer
    chez nous (Allemagne) que les développements les plus récents de
    l’université, dans de larges domaines de la science, vont dans le sens de
    l‘université américaine. Les grands instituts de science ou de médecine sont
    des entreprises relevant du "capitalisme d’État". Ils ne peuvent être gérés
    sans des moyens de fonctionnement de grande ampleur. Et on assiste ici au
    même phénomène que partout où se met en place l’entreprise capitaliste : la
    "séparation du travail avec des moyens de production" (référence à Marx). Le
    travailleur, l’assistant donc, doit utiliser les moyens de travail qui sont mis à
    sa disposition par l’État. Par suite, il est tout aussi dépendant du directeur de
    l’institut qu’un employé l’est dans une usine. […] Et l’existence de l’assistant
    est fréquemment aussi précaire que n’importe quelle existence "prolétaroïde".
    Je lis donc ainsi de suite, nourrissant de bons sentiments pour l’auteur,
    jusque au moment où il entre dans mes cordes intellectuelles.

    Là, je deviens plus curieux et reprend mon sens critique. Il s’arrête sur le mythe
    de la caverne de Platon pour nous expliquer la méthode scientifique originelle.
    Je ne vous raconte pas cette anecdote dans les détails car vous devez tous
    la connaître, mais lisez l’analogie de l’homme qui revient dans la caverne éclairer
    ses pairs ignorants : «Cet homme est le philosophe, et le soleil est la vérité et la
    science, laquelle ne cherche pas à attraper des fantasmes et des ombres, mais
    l’être véritable. Qui, aujourd’hui, continue-t-il, entretient un tel rapport avec la science? »

    Vous comprenez maintenant, quand je vous disais que j’aimais ses idées.

    ---
    Last edited by Laziz; 22/09/2010, 17h15.
    Je suis gentil avec les gentils...

    Comment


    • #3
      Weber et Socrate

      Mais bon, c’est commun tout de même. Poursuivons un peu plus bas :
      «L’enthousiasme passionné de Platon dans la République s’explique en
      dernière instance par le fait qu’à l’époque, pour la première fois (‘est moi qui
      souligne), l’on venait de prendre conscience du sens d’un des plus grands
      moyens de toute connaissance scientifique, à savoir le concept.» Et voilà, il
      nous la sort royalement! Les grands philosophes grecs ont tout inventé! La
      démocratie, la logique, la philosophie, le rationalisme, la science, et que
      sais-je encore? C’est une tradition. Mais je veux vous montrer la faiblesse du
      raisonnement, c'est-à-dire le peu d’intérêt que Weber met à justifier ses
      jugements, en l’occurrence lorsqu’il s’agit de l’Inde.

      «Il revient à Socrate de l’avoir découvert dans toute son ampleur, écrit-il
      encore.» parlant du concept. C’était un génie ce Socrate… Dans toute son
      ampleur, ça me fait penser à un témoin de Jéhovah frappant à ma porte pour
      trompéter qu’il veut m’entretenir de Dieu : «Avez-vous lu la Bible? C’est le
      plus grand livre du monde parce que le Dieu véritable en est l’auteur.»
      Logique, non? Aujourd’hui encore, des musulmans me faisaient une de leurs
      démonstrations logiques en soutenant Tariq Ramadan au sujet de sa défense
      du voile que portent, soi-disant, librement les femmes : «Le voile est une
      prescription, donc obligatoire mais il ne peut être imposé.» J’ai eu beau leur
      expliquer que le syllogisme clochait de la patte droite, que c’était du
      sophisme taillé à la hache, rien à faire. Ils réagissaient ainsi parce que
      j’affirmais que Tariq Ramadan faisaient l’autruche sur cette question. Je
      donnais mon avis parmi d’autres. Quand quelqu’un m’a lancé le syllogisme
      présenté plus haut, je savais que je quittais le domaine du raisonnement.
      Alors, je lui ai demandé de m’en dire plus. Cela a suffit pour que la personne
      en question s’évanouisse dans les limbes du forum de discussion. Puis, sont
      apparus les zonards, agressifs, vicieux et bêtes pour crier haro sur le baudet.
      Mais, bon, il en va de même chez les intellos, sinon pire. C’est la vie!
      Last edited by Laziz; 24/09/2010, 21h49.
      Je suis gentil avec les gentils...

      Comment


      • #4
        Weber, Socrate est le plus grand génie de l'histoire antique

        PS. Gardez à l'esprit que c'est un brouillon que je publie ici, un brouillon dont je m'efforce qu'il soit présentable.

        Le suffrage établit les règles de la morale civile. Les témoins de Jéhovah
        vivent dans une bulle, mais tant qu’ils ne sont pas nombreux nous n’avons
        pas à craindre que la balance penche du mauvais côté. Le génie de Socrate,
        c’est une bulle également, un paradigme aux origines barbares dont les
        Européens ont fait des pieds et des mains pour porter l’œuvre sociale et
        politique au pinacle et l’établir comme la plus civilisée au monde.

        Dans toute son ampleur
        , disais-je, citant Max Weber. Mais connait-il les Upanishad,
        la Bhagavat-gita, les Purana? Non. Ou il en a vaguement entendu parler.
        Et puis, pourquoi lire des ouvrages étrangers à sa culture? Pour lui, dont
        nous venons de constater qu’il ne connaissait que dans les grandes lignes, et
        encore partiellement, l’histoire générale des idées, sa croyance est de loin et
        de haut la plus juste (mais il y a encore pas longtemps, l’histoire générale du
        monde signifiait celle de l’Occident). Il en va de même ici, avec l’expression
        de Weber. Franchement, de quelle «ampleur» nous parle-t-il? D’après ce que
        je comprends, il n’a pas étudié la littérature védique pour affirmer de telles
        présomptions ? Quelle connaissance en a-t-il ? Il me fait penser encore à
        cette petite histoire; c’est une grenouille qui tombe dans un puits. Là,
        d’autres grenouilles y vivent et se pressent autour d’elle pour écouter ses
        descriptions de l’ampleur du monde extérieur. Elles demandent, curieuses :
        «L’océan est-il à tel point beaucoup plus grand que notre puits? –Beaucoup
        plus grand! leur répond la nouvelle venue –Trois fois plus grand! –Bien plus
        grand, mais très très grand! –Oh, là, là, dix fois comme notre puits!» Et ainsi
        de suite. La seule référence qu’elles ont, c’est la dimension de leur puits et
        ne peuvent imaginer l’immensité de l’océan. C’est en Inde que j’ai entendu
        pour la première fois cette métaphore de la même famille que le mythe de la
        caverne de Platon. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi on appelle ça un mythe,
        c’est un conte.

        A +, A +A +, A +A +, A +A +, A +
        Last edited by Laziz; 03/01/2013, 18h13.
        Je suis gentil avec les gentils...

        Comment


        • #5
          Continuons notre lecture… Je reproduis la citation en entier. «Il revient à
          Socrate de l’avoir découvert dans toute son ampleur. Il ne fut pas le seul à le
          faire dans l’ensemble du monde.» À la bonne heure! Voyons encore : «Vous
          pouvez trouvez en Inde les rudiments d’une logique tout à fait analogue à
          Aristote. » Enfin un penseur qui, à cette époque, déclare, même si c’est du
          bout des lèvres, qu’il existe au moins une autre civilisation qui en connaissait les
          «rudiments». (Je me demande s’il avait, lui, quelques rudiments de la langue
          sanscrite pour affirmer avec tant de conviction que la pensée hindoue n’était
          pas si avancée. J’en doute fort.) D’ailleurs, il rectifie immédiatement le tir :
          «Mais nulle part cette découverte ne fut accompagnée d’une telle conscience
          de son importance.» Ah! On en apprend des choses. De générations en
          générations, cette perception de la culture mondiale à été enseignée. L’image
          qui s’impose alors que j’écris ces lignes, c’est celle du missionnaire blanc en
          train d’expliquer à des Congolais que leurs ancêtres étaient gaulois.

          Last edited by Laziz; 03/01/2013, 18h09.
          Je suis gentil avec les gentils...

          Comment


          • #6
            «Ici, pour la première fois, écrit-il, il apparut que l’on détenait quelqu’un dans
            un étau logique de telle sorte qu’il n’en peut sortir sans avouer, soit qu’il ne sait
            rien, soit que la vérité est telle et non pas autre… » Si monsieur Weber était
            vivant, je lui rappellerais que ce n’est pas avec des arguments philosophiques
            que vous avez fait taire le reste du monde, mais par le fer et le feu.

            Je vous laisse sur cette dernière phrase de son cru : «Ce fut là l’évènement
            immense qui est apparu aux disciples de Socrate.», une vérité qui ne se
            dément pas mais qui, rétrospectivement, apparait comme un tic culturel
            présomptueux; ce dicton résume bien le pattern : cordonnier pas plus haut que
            la cheville.

            F.i, ni, fini.

            (Du moins avec Max Weber.)
            Je suis gentil avec les gentils...

            Comment


            • #7
              Beaucoup de gens lisaient la musique autrefois, ils écoutaient la musique tout en la lisant sur des partitions, nous explique Bernard Stiegler. Soit! (Vers la 30ème minutes dans le vidéo.) Mais autrefois on lisait des poèmes et on se les rappelait avec un peu d'effort. De mon temps, dans ma jeunesse, les années 60-70, les gens faisaient appel à la mémoire. Or, vous n'abordez pas le problème de cette mémoire qui se délite sans que cela ne semble gêner les philosophes... Tapez la mémoire de Maroudiji sur la Toile et lisez ce que j'ai à dire sur le sujet. Vous allez pas me faire croire qu'un génie comme Marx ne l'avait pas vu venir celle-là, la perte de la mémoire? Vous croyez que les futurs étudiants feront mieux avec des disques durs ? Allons, soyons un peu sérieux!

              Je suis gentil avec les gentils...

              Comment


              • #8
                «Les non-scientifiques témoignent souvent d'un respect exagéré à l'égard de la science. C'est pourquoi elle leur paraît constituer un domaine "à part". Ils tendent à oublier que la science, après tout, est une création humaine au même titre que le Renseignement ou la littérature et qu'elle pâtit des mêmes travers inhérents à toutes autres production humaine. Même la science contient des présomptions, des non-dits, des semi-vérités, des opinions, des préjugés, etc.»

                Je suis gentil avec les gentils...

                Comment


                • #9
                  Ecrire pour soi, ne lire que soi, s'abreuver de soi, ça doit faire sortir de soi, bien malgré soi....
                  سأل الممكن المستحيل : أين تقيم ؟ فأجابه في أحلام العاجز

                  Comment


                  • #10
                    Oh oui Laziz s'aime mais c'est connu ça
                    Il aime s'entendre parler
                    Il aime se convaincre avec lui même
                    Enfin il s'aime... Au moins ainsi quelqu"un l'aime

                    Comment


                    • #11
                      Envoyé par Errance Voir le message
                      Ecrire pour soi, ne lire que soi, s'abreuver de soi, ça doit faire sortir de soi, bien malgré soi....
                      Oui, quand tu sauras lire des penseurs intelligents et l'ont te lise sur ce que tu en comprends, ça te changera
                      de tes errances. Tu retomberas sur terre. Là, tout ce que tu fais c'est faire l'étalage de ta médiocrité.
                      Tu n'as pas lu le nom de ce fil ?
                      Je suis gentil avec les gentils...

                      Comment


                      • #12
                        Et bam ! A l'attaque.............

                        Comment


                        • #13
                          Envoyé par Laziz Voir le message
                          Oui, quand tu sauras lire des penseurs intelligents et l'ont te lise sur ce que tu en comprends, ça te changera
                          de tes errances. Tu retomberas sur terre. Là, tout ce que tu fais c'est faire l'étalage de ta médiocrité.
                          Tu n'as pas lu le nom de ce fil ?
                          C'est bien ce que je disais : ça doit faire sortir de soi, bien malgré soi... et j'ajouterai :hors de soi
                          سأل الممكن المستحيل : أين تقيم ؟ فأجابه في أحلام العاجز

                          Comment


                          • #14
                            Envoyé par SabDz Voir le message
                            Et bam ! A l'attaque.............
                            Faut bien qu'il échange
                            سأل الممكن المستحيل : أين تقيم ؟ فأجابه في أحلام العاجز

                            Comment


                            • #15
                              Envoyé par Laziz Voir le message
                              C’est à Max Weber que je voulais en venir. Aujourd’hui, je lis de lui Le savant
                              et le politique.
                              Par exemple, voici ce qu’il écrit : «Mais on peut observer
                              chez nous (Allemagne) que les développements les plus récents de
                              l’université, dans de larges domaines de la science, vont dans le sens de
                              l‘université américaine. Les grands instituts de science ou de médecine sont
                              des entreprises relevant du "capitalisme d’État". Ils ne peuvent être gérés
                              sans des moyens de fonctionnement de grande ampleur. Et on assiste ici au
                              même phénomène que partout où se met en place l’entreprise capitaliste : la
                              "séparation du travail avec des moyens de production" (référence à Marx). Le
                              travailleur, l’assistant donc, doit utiliser les moyens de travail qui sont mis à
                              sa disposition par l’État. Par suite, il est tout aussi dépendant du directeur de
                              l’institut qu’un employé l’est dans une usine. […] Et l’existence de l’assistant
                              est fréquemment aussi précaire que n’importe quelle existence "prolétaroïde".
                              Je lis donc ainsi de suite, nourrissant de bons sentiments pour l’auteur,
                              jusque au moment où il entre dans mes cordes intellectuelles.
                              ici max weber est dans le descriptif de la recherche actuelle qui prend de plus en plus les formes industrielle avec son mode de fontionnement sont organisation et sa structure sociale ..bref traitant la connaissance , la recherche comme un produit pareil aux autres .... laziz ici nourrit des bon sentiment ....car il percoit ici une critique du syteme alors que weber se contente de le decrire tout simplement .
                              cette industrialisation de la recherche scientifique ...étant un élément largement discuté ...rabâché a satiété ......et des tonnes et des tonnes d’écrits sont déversés par exemple a chaque fois qu'une reforme est tentée au niveau du système universitaire ...en France et meme en algerie



                              Envoyé par laziz
                              Là, je deviens plus curieux et reprend mon sens critique. Il s’arrête sur le mythe de la caverne de Platon pour nous expliquer la méthode scientifique originelle.
                              Je ne vous raconte pas cette anecdote dans les détails car vous devez tous
                              la connaître, mais lisez l’analogie de l’homme qui revient dans la caverne éclairer
                              ses pairs ignorants : «Cet homme est le philosophe, et le soleil est la vérité et la
                              science, laquelle ne cherche pas à attraper des fantasmes et des ombres, mais
                              l’être véritable. Qui, aujourd’hui, continue-t-il, entretient un tel rapport avec la science? »

                              Vous comprenez maintenant, quand je vous disais que j’aimais ses idées.
                              ici max weber rate un point important du mythe de la caverne en parlant d’être véritable ...... c'est les gens qui sont resté enchainés dans la caverne qui recherchent dans les ombres l’être véritable ...le scientifique lui cherche l’être réel .....et comme toujours on a ici une confusion que font "les chercheurs de spiritualité" entre la réalité et la vérité .....la science n'a que faire de la vérité ...elle se contente de traiter du réel .....

                              les chercheurs de vérités du monde ....aiment a se gargariser de mots tant il sont dans l'incapacité a comprendre sa réalité ...

                              une autre facette de l’allégorie de la caverne échappe a laziz ...c'est que le monsieur qui est sorti ..pour découvrir la réalité du monde ...en fin de compte revient a la caverne pour dire cette réalité a ses compagnons ...il y a la l'aspect du don et du partage .....personnellement ...et ayant lu pas mal de biographie d'hommes de science ....il y a toujours cette idée sous entendu dans leur engagement de don et de partage afin de soulager les souffrances humaine ...et de compréhension de son états..et de remèdes a ses probleme ...donc l'idée du bien que voulait transmettre Platon dans sa république idéale !

                              donc oui la science pour plus d'efficacité s'est détaché du boulet croyance et spiritualité tout en gardant cette éthique dubien pour l'homme ...la science s'est détaché de dieu ....aussi pour se mettre au service exclusif des hommes

                              remarque : beaucoup de penseurs se sont posé la question sur interopérabilité sociale de la science et son rôle dans le développement de la société islamique ..alors que sa richesse est infinie ....a mon avis ...c'est que cette science a tourné plus autour de la justification théologique que de ses implications pratique ....étant tout le temps sous pression des théologiens et des pouvoirs en place ....les même éléments ..repris en occident on servi de base a la révolution qui allait changé le monde
                              La religion fait peut-être aimer Dieu mais rien n’est plus fort qu’elle pour faire détester l’homme et haïr l’humanité.

                              Comment

                              Working...
                              X