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Des acteurs s’orientent vers la thésaurisation en devises

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  • Des acteurs s’orientent vers la thésaurisation en devises

    Les banquiers de la place d’Alger évaluent à environ 3 milliards de dinars les montants collectés jusqu’ici dans le cadre de l‘opération de bancarisation des fortunes qui prospèrent dans les circuits informels de l’économie. N’est-ce pas une maigre moisson ?

    En effet, le plan de mise en conformité des acteurs exerçant dans l’informel, à travers le plan d’inclusion financière accompagné d’une opération de conformité fiscale, commence à donner ses fruits mais à des proportions très limitées pour le moment, et cela pour plusieurs raisons. D’abord, il faut noter que le programme vient juste de débuter, depuis à peine trois mois, et que le modèle de communication adopté par les organismes publics jusqu’à ce jour n’attire pas vraiment une grande masse de la population concernée.

    Les banques, jusqu’ici, ne s’engagent pas pleinement dans des actions de rapprochement et de sensibilisation à l’intention des acteurs exerçant dans l’informel ; donc le terrain est encore vide. Ensuite, il faut se rendre à l’évidence : le secteur marchand en Algérie fonctionne toujours avec les mêmes règles anciennes, c’est-à-dire la prédominance du cash dans le paiement des transactions.

    Certains évoquent même des retraits des avoirs, en cas de nécessité, pour des achats de marchandises ou de biens, alors que le principe de la bancarisation se base sur les flux interbancaires et non pas à travers un cercle bancaire et extrabancaire en même temps. Dans le même ordre d’idées, les acteurs du milieu informel préfèrent temporiser et voir si d’autres mesures encore plus avantageuses ne seront pas prises dans les prochaines semaines ou les prochains mois, sachant que la date butoir est encore loin.

    - On parle d’une catégorie d’acteurs préférant s’orienter vers le change et la thésaurisation de leurs avoirs en devises plutôt que de bancariser leurs fonds. Qu’en pensez-vous ?

    En effet, d’autres acteurs de l’informel anticipent déjà une fuite de capitaux à travers le change. Ils échangent leurs fonds en dinars contre d’autres monnaies sur le marché parallèle de la devise plutôt que de répondre à l’opération initiée par les pouvoirs publics. Ce qui cause une flambée des cours des changes sur ce marché informel.

    A titre de synthèse, il existe trois catégories d’acteurs encore réticents à cette démarche : ceux qui ne disposent pas d’assez d’éléments ou d’informations sur ce processus et préfèrent observer avant d’agir ; ceux qui cherchent à gagner du temps avant le 31 décembre 2016 ; enfin ceux qui choisissent d’assurer leurs placements ailleurs que sur le réseau bancaire, c’est-à-dire dans le marché parallèle de la devise, estimant que c’est un espace sûr.

    Mais à titre de recommandation, il faudrait dynamiser davantage les actions de vulgarisation bancaire à travers des campagnes de sensibilisation, en utilisant tous les moyens même les plus lourds. Il faudrait également officialiser le marché parallèle de la devise à travers l’ouverture de bureaux de change réglementés, en y associant les opérateurs actuels de ce système informel.


    Ali Titouche

    Source El Watan

  • #2
    Euh ... les acteurs exerçant dans linformel ... ne mettent jamais leur argent dans les banques ... ils l'enterrent plutôt sous terre ... parce qu'ils savent sue ... on ne récolte que se que l'on sème !! ...
    S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème !!
    Euh ... et quand il n'y a pas de problèmes ... il est plus facile de trouver des solutions !!

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    • #3
      l'argent de l'informel est deja dans les banques , il sort et y retourne _ depuis quand les banques algeriennes se soucient elles de la provenance des fonds _ elles participent elles memes au marché informel y compris celui de la devise .

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